Arcima galerie d'art. 161 rue Saint-Jacques, 75005 Paris

22 janvier 2012

Exposition collective

carton invitation

 

Vincent Deniset

 

rido caktus-bamboo 

 

Nicolas Delay

 

 5, 40x60)

 

Benoît Le Roux

 

 PAA_Blockhauss_007

 

Benjamin Hudson Dean

 

DEAN_TXBRUT_bouleau-tordu

 

François Berthier

 

2-(suj19x19-enc30x30)

 

Claire Toulouse

Sans titre-1

 

 

Florence Gaultier


P1010627



 Nathalie Coryn

 

foret

 

tHierry

 

P1090732

 

Brigitte Astruc

 

2011 BRIASTRUC 147x97cm L'échapée belle

 

Volsy

 

travail juillet 2011 (10)

Posté par arcima à 16:42 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


27 décembre 2011

Stéphanie Pothier - M.A Essaadi - Chris Clavier - Frédérique Chemin - Madia - Joëlle Isnardon

La galerie Arcima présente

Stéphanie Pothier - M.A Essaadi - Chris Clavier - Frédérique Chemin - Madia - Joëlle Isnardon

du 2 au 15 janvier 2012  22 janvier 2012

 

invitation_loto_PAA3

 

Stéphanie Pothier

 

les confidences 2

 

Sentinelle âme

 

M.A. Essaadi

 


relaxation

 

 

portrait

 

Chris Clavier

 

A Hermann hesse

 

 BILD2435

 

Frédérique Chemin

 

For My Baby

 

NUIT 1 hifi

 

 Madia

 

004

 

006

 

Joëlle Isnardon

 

TROIS-PETITS-POEMES-333

 

TROIS-PETITS-POEMES-333

Posté par arcima à 11:35 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
05 décembre 2011

JABER

La galerie Arcima présente Jaber

du 13 décembre 2011 au 1er janvier 2012


affiche jaber2 copie



Posté par arcima à 11:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
20 octobre 2011

Gérard Bouvier et Etienne Cendrier

La galerie Arcima présente

Gérard Bouvier et Etienne Cendrier

du 31 octobre au 13 novembre 2011

 

carton-invitation15

 

D’un bleu soutenu ou profond surgissant de l’obscurité à un bleu azuré parsemé de blanc, le ciel se décline d’œuvres en œuvres dans une infinie subtilité. En art, le ciel se révèle généralement parmi divers éléments terrestres, mais chez Etienne Cendrier, il est le sujet central et unique de son œuvre, exploré sans relâche depuis 2004.

            Le pastel s’est imposé à l’artiste comme une évidence en raison de sa sensualité et de sa malléabilité par un contact direct avec la main, sans l’intermédiaire d’un pinceau. Cette technique s’apparente souvent pour certains à un mélange entre le dessin et la peinture par un travail sur le trait et la couleur qui se répondent et se diffusent en textures et couches diverses. L’artiste s’exprime dans de larges formats pour retranscrire au mieux l’immensité du ciel et de l’univers ; sa beauté qui ne porte encore pas trop les traces perceptibles de notre société dévastatrice.

ciel2005_5BD©

            Pour Etienne Cendrier, le ciel ne revêt pas une symbolique transcendantale qui serait de l’ordre du sacré ou du divin. En ce sens, il n’y a aucune métaphysique, mais plutôt la recherche d’une immersion dans le monde concret pour se laisser porter par l’étendue, le mouvement infini de l’espace. Face à cette immensité, aucun repère n’est donné au spectateur qui peut dès lors s’abandonner à la contemplation et à la rêverie. Cet espace harmonieux constellé de nuages duveteux est une porte ouverte à l’imaginaire.

 

  

            Les sculptures de Gérard Bouvier montrent un esprit plein d’humour et de finesse. L’artiste procède de la libre association d'éléments issus de la vie quotidienne, principalement des ustensiles et des couverts de tables dont il transfigure l'aspect pour engendrer un bestiaire extravagant où, par exemple, des oiseaux au plumage lustré s'accouplent jusqu'à ne former plus qu'un.

            Ce sont aussi des personnages aux allures rocambolesques dont l'apparence montre une jubilation chromatique ou encore des soldats errants sur une barque dans des eaux oniriques. L’artiste porte à son paroxysme la prolifération dérisoire de l'ustensile dans notre société, pour élever le banal au niveau des arcanes de l'art.

       _DSC7069

 

  Son lyrisme s'exalte dans la matière, principalement du métal d'orfèvrerie oxydé ou non et des résines, qui est métamorphosée en une géométrie naturelle teintée d’un imaginaire impertinent. Dans certains œuvres, la masse et le volume s’imposent en des sphères similaires à des boulets aux catapultes absentes qui ont tout emporté sur leur passage. Cet univers est peuplé aussi d’êtres « Bifaces » aux allures intrigantes qui sont des sortes de totem à la fois humain, animal et végétal au rite inconnu.

  

Véronique Perriol, Paris le 18 octobre 2011.

Posté par arcima à 10:57 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
11 octobre 2011

ESTHER SEGAL - RAGHAD

carton_invitation6

 

La galerie Arcima présente

Esther Ségal - Raghad

du 5 octobre au 23 octobre 2011

 

            L’œuvre photographique d’Esther Ségal se situe à des croisements, entre les strates de la mémoire d’une histoire personnelle, les dimensions d’un vécu universel et les ramifications de sens. Tout commence avec sa série « Bois de Corps » qui procède par la surimposition d’arbres et de corps dans une communion formelle et graphique riche de sens. L’arbre et le corps ne forment plus qu’un pour devenir un mode de résolution et de cheminement dans le deuil du père. Avec l’arbre, la peau devient rugueuse, parfois avec un aspect veiné, fragmenté d’écailles ; autant de marques qui sont pourtant une célébration de la vie. En effet, si certains visages semblent momifiés et arrêtés dans le temps, ils appellent à une renaissance spirituelle. L’individu est à la recherche de ses propres racines fouillant les profondeurs de la terre, afin de pouvoir se tourner vers le futur.

            La figure de l’arbre renvoie à une symbolique dont la richesse et la variété traversent les cultures et les religions pour s’articuler autour de l’idée de Cosmos en constante régénérescence. A la fois pilier et colonne vertébrale, l’arbre fait lien entre le visible et l’invisible, entre les puissances souterraines, cosmiques et la nature. Cette relation du monde chthonien et du monde ouranien est constitutive de l’être et, dans ses photographies, apparaît grâce au surgissement de la lumière des profondeurs de l’obscurité. L’étendue du ciel devient une forme d’élévation symbolique et, par sa verticalité, une ouverture bouleversant l’ordre établi. Le Cosmos en est ainsi lui-même perturbé.

            La lumière est centrale dans la création d’Esther Ségal, non seulement parce qu’elle est au cœur du processus photographique (chambre noire, diaphragme…), mais surtout parce qu’elle se donne telle une écriture plastique et symbolique. En effet, certaines œuvres sont parsemées de trous, des « points de lumière » qui formulent un alphabet inventé renvoyant par un jeu sur le signifiant au braille et à la culture hébraïque. Le point appelle la lettre yod de l’écriture hébraïque qui découle du phénicien pour signifier l’« être », puis le « moi » en hébreu. Elle est la première lettre du nom sacré YHVH et littéralement  « l’âme de la lettre » qui se révèle tout en se cachant.

            Le percement est aussi une altération de la surface photographique, un mode de transgression qui devient une forme d’iconoclasme. Toutefois, il introduit un aspect tactile enrichissant le visible, au-delà du « point de lumière » qui peut se faire éblouissement et aveuglement. Le percement désigne un trou de la mémoire dans le visible. S’attaquer à la matérialité de l’image permet une vision tactile qui assure les conditions d’un éveil de la conscience. Ainsi, la photographie est conçue dans sa matérialité et se fait chair évoquant l’ascendance maternelle chrétienne de l’artiste tandis que l’écriture renvoie à l’ascendance paternelle judaïque. C’est dans ce croisement d’une histoire personnelle, d’un questionnement du visible et du sens que l’œuvre d’Esther Ségal s’adresse à nous. Certaines photographies ont d’ailleurs un miroir en arrière plan et, de la sorte, le spectateur peut discerner certains de ses reflets incorporés dans l’œuvre elle-même. Pour l’artiste, si « on ne peut pas vraiment se voir, on reste dans une sorte de chair qui est là sans être là. »

 

            L’œuvre de la sculptrice franco-irakienne, Raghad entre en écho avec cette problématique du visible et de la mémoire. Elle renouvelle le bestiaire en explorant notamment la figure du cheval. Animal majestueux et compagnon de l’homme, le cheval possède une symbolique pourtant contrastée. Surgissant des ténèbres, il appartient au monde chtonien en étant le porteur à la fois de mort et de vie, tout en reliant des éléments aussi contraires que l’eau et le feu. Il prend également une dimension quasi solaire et, élevé en pleine lumière, il peut se faire voyant et guide.

            Dans l’œuvre de Raghad, on le reconnaitra sous ces multiples facettes, parfois tranquille comme issu d’un songe, parfois psychopompe, ou encore fougueux et triomphant. Dans une course effrénée, il emporte sur sa croupe une cavalière inconnue confiante dans sa propre destinée. Cheval et femme entretiennent des rapports profonds, intimes et sont emportés dans un même mouvement. Mais de temps à autre, ils semblent incarner des forces contraires, voire conflictuelles, l’un tentant de diriger l’autre en vain. Apprêté d’un rouge profond aux énergies centrifuges et matricielles ou d’un bleu ouranien aux vertus célestes, le cheval affirme sa puissance silencieuse.

            Le cheval bleu, rouge, blanc ou encore parsemé de couleurs évoquent des forces dont la portée symbolique est universelle. La sensibilité de l’artiste se révèle dans le traitement des couleurs et de la matière brute, celle de la résine en métal et paillasse, agrémenté de divers matériaux formulant une mixture propre à l’artiste. Grâce à cette matière, la sculpture semble être délivrée de toute contrainte et devient aérienne. Le traitement possède quelque chose d’intrigant car il appelle le toucher en confrontant la matière rugueuse et granuleuse aux surfaces lisses et polies. Les doigts de l’artiste cisèlent la masse et sont perceptibles par endroit telles des marques. Ses sculptures retranscrivent avec pudeur des sentiments et des émotions grâce aux ressources esthétiques des matériaux qui font vibrer la lumière jusqu’à donner parfois un aspect précieux.

            Dans ce bestiaire où le cheval règne point la figure humaine, principalement des femmes aux formes tantôt longilignes tantôt rondes et généreuses. Elles s’élancent d’un pas altier tel une danse et figurent une aspiration humaine à la légèreté et l’insouciance. Rien ne semble pouvoir arrêter leur mouvement mu par une élégance insondable. Issues d’un rêve chimérique d’amour, de bonheur ou d’amitié, ces femmes captivent le regard et manifestent la trace d’une force vitale.

Véronique Perriol, Paris le 4 octobre 2011.

 Directrice artistique

veronique.perriol@placeauxartistes.fr

 

ESTHER SEGAL

21bois de corps (7)

 

21bois de corps (2)

 

29vierge noire

61 suite b

 

RAGHAD

femme

 

RAGHAD 001

 

cheval1 copie

 

RAGHAD-cavaliere

 

Posté par arcima à 19:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




01 août 2011

Etre citoyenne en Tunisie

La galerie Arcima présente

 

« Etre citoyenne en Tunisie »

Avec Héla Lamine – Wissem Ben Hassine – Aïcha Skandrani – Essaadi

Du 1er au 30 septembre 2011

 

 

L’exposition « Etre citoyenne en Tunisie », organisée par la galerie Arcima à Paris, présente quatre artistes tunisiens : Héla Lamine, Wissem Ben Hassine, Aïcha Skandrani, Essaadi, dont les œuvres montrent un regard sur la femme ou de femme tunisienne. Etre citoyenne est un propos dont la pertinence se confirme avec l’actualité de la Tunisie qui connaît depuis plusieurs mois un des plus grands bouleversements de son histoire : une révolution mue par une soif de démocratie venant du peuple. Quelle est donc la place de la femme dans ce bouleversement politique et social ?

Dès 1956, le Code du Statut Personnel engage la Tunisie dans une voie laïque et proclame « le principe de l’égalité de l’homme et de la femme » en tant que citoyens. La femme peut dès lors embrasser son propre destin : choisir son époux, divorcer, travailler, ouvrir un compte bancaire… du moins selon la loi. Les faits sont autres. Si dès la fin du 19ème siècle, des penseurs dont Tahar Haddad, Cheikh Mohamed Snoussi, Abdelaziz Thaalbi ont dénoncé les injustices de la condition des femmes, la valorisation de leur statut a été un véritable combat. Aux premières lignes la militante féministe Radhia Haddad qui, en 1956, adhère à l’Union Nationale des Femmes de Tunisie (UNFT) pour en être la présidente pendant quinze ans. Elle devient l’une des premières femmes parlementaires dans le monde arabe et n’a eu de cesse de militer pour l’émancipation de la femme et ce jusqu’à son décès survenu en 2003. Elle retrace cet engagement dans son autobiographie, Parole de femme, parue aux éditions Elyssa en 1995 à Tunis. Qu’en est-il aujourd’hui à l’aube de nouvelles élections ?

            De nouveau, les femmes s’expriment et revendiquent la nécessité de donner « les mêmes chances aux femmes qu’aux hommes » dans la société tunisienne. Leurs propos semblent être entendus puisque le 11 avril 2011, la Tunisie adopte la parité homme-femme en politique. Il s’agit d’impliquer la femme dans la vie politique mais aussi de la rendre plus visible. C’est dans ce contexte d’une féminité conquérante diverse et multiple que l’exposition « Etre citoyenne en Tunisie » s’inscrit.

 

Aïcha Skandrani pratique une photographie dont la particularité est de ne pas traiter de la représentation d’objet, mais de la représentation des effets de la lumière sur les objets. Le résultat est une forme d’abstraction, malgré des sujets bien réels comme les aéroports, les autoroutes, les voitures... Elle s’affranchit des conventions photographiques admises pour enregistrer la lumière qui, à l’extrême, peut dissoudre les formes dans le frémissement de l’atmosphère. Cette pratique photographique crée une esthétique de l’évanescent qui s’accompagne d’une portée symbolique embrassant différentes cultures et religions dans un esprit de tolérance. L’œuvre d’Aïcha Skandrani témoigne ainsi d’une conscience spirituelle et d’une recherche philosophique qui enveloppent ses photographies de mystère.

Toute autre est l’œuvre photographique d'Essaadi qui aborde essentiellement le corps de la femme transcendé par le traitement. L’artiste projette sur le corps des femmes, différents motifs tels que des tapis d’Orient, des moucharabiehs, des entrelacs et des arabesques aux circonvolutions plus ou moins complexes. Par ce système de projection, la femme devient le support, en l’occurrence un véritable écran, d’une culture ancestrale. La femme est replacée au cœur de la culture, soulignant ainsi cette union de l’âme et du corps enseignée par l’Islam éclairé. Ces projections évoquent les tatouages au henné et deviennent un alphabet organique adressé au monde moderne. Nulle provocation dans ses photographies, bien au contraire, c’est plutôt avec une grande pudeur qu'Essaadi nous livre le corps de ces femmes apprêtées d’ombres et de lumière.

La peinture de Wissem Ben Hassine traite de thématiques que l’humanité a en partage : l’enfance, la famille ; la maternité, l’avenir, l’espace intime…Le corps féminin est omniprésent dans son œuvre. Il structure et construit l’espace, s’amalgame pour créer des mondes représentés sous forme de bulle ou d’oeuf. Ceux-ci figurent parfois l’espace clos personnel ou l’état embryonnaire, signe d’une vie future. Si la fertilité est une thématique centrale dans son œuvre, elle ne s’accompagne pas d’un idéalisme suranné. C’est toute la complexité de la nature humaine qui surgit dans son œuvre, entre douceur et dureté, bonheur et tristesse. Ainsi des personnages aux yeux clos, recueillant dans leurs bras protecteurs un enfant, peuvent paraître torturés ou d’autres sereins. Si ses œuvres résonnent comme un potentiel d’avenir où l’enfant trouve une place de choix, elles expriment aussi une certaine dualité tant par la facture que les sujets traités.

C’est par le dessin que la jeune artiste tunisienne, Héla Lamine, a fait ses premières armes en art. La gravure, qu’elle enseigne à l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis, s’est imposée comme une suite logique au dessin. D’un graphisme nerveux et incisif, elle crée un univers fait de personnages aux allures rocambolesques et dégingandées qui s’agglutinent, s’emboîtent et se superposent défiant toute proportion et toute logique. Les lignes sont aiguës, sans mollesse et tempérées par un usage parcimonieux de la couleur dont les effets plastiques rivalisent parfois avec des éléments collés. L’artiste s’intéresse actuellement à la nourriture, emballée ou non, qu’elle scanne pour produire des compositions dont l’apparence est attirante et repoussante à la fois. Cette démarche chargée d’humour interroge notre rapport à la nourriture dans sa dimension sociale et politique. Ainsi la série « Nous ne mangeons pas de ce pain là » présente le portrait du président Ben Ali constitué à l’aide de morceaux de pain que l’artiste trempe dans l’eau. Les différents états sont pris en photographie et progressivement, le portrait perd ses formes, moisit et s’effrite jusqu’à ne former qu’une silhouette faite de croûtons et de miettes. Si le gouvernement de Ben Ali ne s’intéressait guère à l’art contemporain, celui-ci faisait du politique un de ses sujets de choix. L’art n’est pas délié de la société où il éclot, il est le révélateur silencieux de valeurs symboliques, parfois d’enjeux sociaux, grâce à une recherche visuelle et plastique insoumise.  

 

Véronique Perriol, Paris le 27 juillet 2011

 

L'assomption

 

Aïcha Skandrani, "L'assomption", photographie numérique, tirage limité © Aïcha Skandrani.

 

 

12 copie

 

Essaadi, sans titre, photographie numérique, tirage limité. © Essaadi.

 

7bis copie

 

 Wissem Ben Hassine, sans titre, encre et acrylique sur toile © Wissem Ben Hassine

 

 

entre deux-cadre

 

Héla Lamine, «Entre Deux», pointe sèche et monotype sur papier Arches, 36 x 51 cm, 2008 © Héla Lamine

 

 

 

Posté par arcima à 10:49 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
14 juin 2011

« Balade Africaine » de Ludovic Lepage

La galerie Arcima présente

« Balade Africaine » de Ludovic Lepage

du 17 au 19 juin 2011 prolongation jusqu'au 3 juillet 2011

 

balade_net« Balade Africaine » de Ludovic Lepage nous livre des improvisations colorées d’Afrique réalisées lors d’un voyage au Togo et au Bénin en septembre 2010. Ses aquarelles constituent un véritable carnet de voyage, un témoignage de moments vécus et partagés. L’artiste croque sur le vif des scènes de la vie quotidienne qui imprègnent son oeuvre jusqu’aux papiers achetés dans les rues de Lomé.

Lors de ses pérégrinations, il immortalise des visages et des attitudes de personnes souvent au travail, par exemple, une marchande de fruits et légumes, des adolescents vendant à la sauvette ou encore un coiffeur. La rencontre est également celle d’un continent, l’Afrique, qui a marqué l’artiste dès son enfance puisqu’il y a vécu dès l’âge de deux mois jusqu’à douze ans.

Cet attachement à l’Afrique est sous-jacent à sa création et se révèle dans une approche sensible de la couleur. L’artiste travaille à partir de contrastes forts chaud-froid pondérés par une dilution progressive qui fait vibrer la couleur. Rencontre et réminiscence africaine rythment ses aquarelles baignées d’une lumière qui traverse des paysages singuliers, en particulier de la région du Dahomey, la Côte des esclaves.

Dans un monde envahi par le réalisme, ses aquarelles évoquent des sensations et des impressions qui célèbrent l’Afrique. Ludovic Lepage a su observer et retranscrire en toute spontanéité des ambiances pour nous faire partager sa vision d’une beauté allusive et aux couleurs subtiles.

Véronique Perriol

Paris, le 10 juin 2011

 

Posté par arcima à 10:51 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
01 juin 2011

Karl Mullen - Chahnaz Kherfi - Henry Avignon - Maryse Lantoine

La galerie Arcima présente

Karl Mullen - Chahnaz Kherfi - Henry Avignon - Maryse Lantoine

du mardi 31 mai au jeudi 16 juin 2011

 

- gallery12Karl Mullen -

Né à Dublin en Irlande, Karl Mullen vit et travaille à Philadelphie. Il développe une création artistique qui se caractérise par un monde imaginaire issu de la mythologie irlandaise. Cette libre appropriation de la mythologie se retrouve  dans certaines figures ou dans des animaux. Un roi d'un monde inconnu est coiffé d'une étrange couronne  et semble interroger d'un oeil inquiet le spectateur. Un personnage sans jambe vole au dessus d'un taureau. Karl Mullen nous livre un monde poétique où des formes étranges évoluent dans des univers aux couleurs subtiles.  Ses oeuvres sont généralement réalisées directement à la main à l'aide de matériaux variés tels que l'huile de noix, les pigments naturels, la cire qui donnent des tons parfois saturés qui se diluent progressivement dans la matière.  

Véronique Perriol

 

 

 

 

- Chahnaz Kherfi -

IMG_0856La femme à vif. Chahnaz Kherfi, après des études d’histoire, choisit la peinture en autodidacte pour nous faire partager sa souffrance et ses révoltes. Elle vit et travaille près d’Albi. Et ne mâche pas son trait pour fouailler et aller au plus intime. Sans tricher.  Femme et mère, elle nous  propose des incursions violentes, tendres ou  poétiques dans son univers proche de l’art singulier.  Peintures sur bois ou dessins  à  l’encre en noir et blanc, ou rehaussés de quelques couleurs,  portent une empreinte identique, celle de la mémoire et de la quête d’une femme. Le trait est terriblement juste, sans fioritures, frôlant le grotesque, L’existence se déroule au fil du rasoir et ne tient qu’à un fil.   Au propre comme au figuré. C’est ce que peuvent, peut-être, symboliser ces mains ouvertes comme celle d’un noyé et  ces traits qui s’étirent à l’envi sur la feuille blanche. Avec Chahnaz Kherfi,  le soleil d’Algérie n’efface ni les ombres du passé  ni  les incertitudes du futur.

Brigitte Camus

 

 

 

 

 

- Henry Avignon -

IMG_0785Explorant sans cesse le visible, le photographe américain Henry Avignon expérimente pour la première fois l’imagerie lenticulaire 3 D dans une œuvre intitulée « Les femmes d’Avignon ». L’utilisation de cette technique correspond à sa recherche sur l’énergie et le mouvement, mais aussi à l’exploration des mutations de la figure humaine aux prises avec la matière. Cette œuvre réalise une critique des formes par un dialogue avec la production de Picasso. Le titre souligne cette proximité en jouant sur l’ambivalence sémantique : il renvoie tant aux « femmes de l’artiste », Henry Avignon, qu’aux « Demoiselles d’Avignon » devenues femmes. Les conventions photographiques de représentation du corps sont dépassées par l’effet de profondeur et la déconstruction formelle permise par la technique de l’imagerie lenticulaire 3 D. L’artiste a divisé cinq prises de vues différentes d’une femme en dix-huit couches, ce qui génère différentes profondeurs de champs et points de vues et, consécutivement, métamorphose le corps féminin. Tout en radicalisant la démarche de Picasso, Henry Avignon oblige le spectateur à voir autrement et l’invite à une prise de conscience de l’acte perceptif et de sa position dans l’espace. Grâce au mouvement du spectateur, l’œuvre se découvre progressivement, les corps se dénudent avec sensualité. L’œuvre formule le passage de l’optique à l’haptique et en cela transforme la perception en un phénomène sensible global.

 

Véronique Perriol

 

 

 

- Maryse Lantoine -

 

IMG_0885Maryse Lantoine, peintre et sculpteure, née en Bretagne, vit et travaille à Paris. Elle travaille avec des pigments et des poudres de marbre et des expérimentations de matières sur le thème des idéogrammes et des écritures, donnant naissance à des compositions abstraites parsemées de signes et de dessins. Le déclic a été sa rencontre avec un livre du XVIIIème siècle composé de planches reliées d'abécédaires orientaux. Elle a commencé par peindre des toiles et des paravents avec des écritures d'Abyssinie, puis, peu à peu, elle a élaboré son écriture personnelle, renouant avec ses origines celtes.  

 

Brigitte Camus

 

 

 

 

 

 

Posté par arcima à 17:21 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
24 avril 2011

GUY CODA

 

La galerie Arcima présente

GUY CODA

Du lundi 2 au dimanche 22 mai 2011

 

 

occident_de_la_route_1_copieLe parcours de Guy Coda est fait de contrastes, de rencontres et de passions. Sa peinture en témoigne, car il s’agit d’une peinture agitatrice qui réactive les clichés, les stéréotypes, les figures emblématiques de notre société.  Il désigne la structure familiale avec des œuvres intitulées « Pépé », « Mémé », la « Fiancée », la « Mariée » ou encore le « Big Chief ».

 

Si l’utilisation du cliché révèle habituellement une incapacité à créer une forme nouvelle pour se fondre dans le discours de l’autre, Guy Coda souligne la vanité de s’en passer sur un mode ironique. Il établit une complicité d’ordre culturel avec le spectateur en suscitant un aspect jubilatoire et provoquant. La pratique du stéréotype n’implique pas la conscience de la stéréotypie, ce que prouve la vie en société qui véhicule images, opinions et croyances collectives. La conscience de la stéréotypie apparaît comme moment critique du « caractère réducteur et souvent nocif des schèmes collectifs figés » selon Ruth Amossi. Intituler une œuvre « Google » est un clin d’œil aux nouveaux outils de communication, mais se veut comme une moquerie – telle cet homme qui tire la langue au spectateur - lancée aux pratiques quotidiennes qui entraînent un nivellement de notre rapport au monde et plus largement de notre savoir.

D’un esprit aiguisé, Guy Coda provoque et joue sur les mots de façon subtile. Sur les toiles, l’écrit est lisible et devient parfois du griffonnage ; une simple figure d’une pensée inaudible. Du jeu de mots, on notera par exemple « Occident de la route » qui présente une femme noire presque nue avec du papier calque en guise de pagne. Son visage semble être un remodelage esthétique, une sorte de mise en conformité physique. Grâce au collage, elle est affublée d’une paire de lunettes vintage associée à une bouche souriante d’homme blanc. Cette femme parle le langage de l’homme blanc à savoir le langage de la société de consommation, comme le souligne une inscription sur la toile : « Coca cola is good for you » à laquelle répond son bracelet de la marque de soda. A la richesse du capitalisme s’oppose un certain asservissement.

Le propos est renforcé par la technique elle-même qui consiste en la coexistence de deux modes d’expression : la peinture et le collage. En effet, le collage s’avère propice à bouleverser l’ordre convenu, car il est un mode d’interruption de la linéarité de l’espace pictural. L’énergie de la touche qui s’exprime par de larges coups de brosse, puis s’assoupit dans le détail du rendu, s’oppose à l’objet issu de la société consommation. Le collage est avant tout un élément étranger, certes réapproprié, qui provoque des irrégularités tel un agent perturbateur de la représentation picturale.

On l’aura compris nulle posture idoine dans la peinture de Guy Coda qui révèle une sensibilité critique sur ce qui soude la société : les loisirs, l’idéologie, la consommation, la religion… La peinture de Guy Coda se fait d’ailleurs impertinente dans « Amen ». Un homme d’église porte pour seul habit une barrette noire et déguste un cœur ensanglanté accompagné de vin. L’artiste s’attaque à la symbolique chrétienne : le vin et l’Ostie représentant respectivement le sang et le corps du Christ. L’artiste replace le symbolique dans une scène réelle et, de la sorte, l’homme d’Eglise dévore littéralement le « Sacré Cœur ». A la communion liturgique se trouve substituée le cannibalisme, autre rituel certes trivial qui renvoie à des pratiques ancestrales. Le partage du sacré au profane se fait par le symbole et le rituel, tel le début de prière inscrit sur le tableau qui agit comme un rappel.

 

Véronique Perriol, Paris le 23 avril 2011.

 

google

 

 

haute_couture

 

menteuse

 

 

la_fiancee_copie

 

 

l_ange

 

 

 

 

 

 

 

Posté par arcima à 17:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
31 mars 2011

Lenticulaire 3D & photosculptures d'Henry Avignon

La galerie Arcima

présente

lenticulaire 3D

& photosculptures de l'artiste américain Henry Avignon

du 4 au 24 avril 2011

 

leaf_imperative

Les photographies de l’artiste américain Henry Avignon sont un questionnement au regard. Pour qui en douterait, ce sont bien des photographies et non des images produites par des logiciels de traitement informatique largement pratiqués actuellement. Elles attestent d’une démarche artistique audacieuse centrée sur l’enregistrement et la transcription de l’énergie présente dans les matériaux, les substances et plus largement dans notre environnement quotidien. L’artiste crée des sculptures avec des matériaux relativement traditionnels ou d’autres peu usités : l’huile, les déchets, le bois, le métal, le verre, le tissu qu’il gratte, brosse, transforme à l’aide d’eau ou d’acide. Il plonge parfois des matériaux dans les lacs et attend patiemment l’effet d’oxydation ou de décomposition qu’il prend ensuite en photographie. Pour qualifier sa démarche, l’artiste parle de « photosculpture » afin de souligner les différentes phases de son processus créatif : la constitution d’une sculpture dont il contrôle l’évolution par des transformations physiques ou chimiques et la photographie qui enregistre le processus en cours. Ainsi, son œuvre s’appuie sur les changements de matière, d’environnement dont il devient l’interprète pour les dévoiler grâce à des compositions photographiques.

Certaines photographies d’Henry Avignon sont un hommage abstrait aux matières et aux couleurs. « Vie secrète de la couleur(s) » montrent des surfaces et des formes indéfinissables qui se diluent parfois, se superposent, se difractent dans un jeu coloré surprenant. Des substances visqueuses et des solutions aqueuses se côtoient dans un ballet coloré abstrait. Ces photographies permettent de revisiter la notion d’abstraction : elle n’est pas opposée au réel car elle est comprise dans une perspective concrète qui repose sur la capacité d’observation des phénomènes. Ces photographies deviennent une variation séquentielle abstraite d’un phénomène concret observable. Henry Avignon montre ce que l’habitude du regard voile. Il restaure les données sensibles d’un monde pris dans les apparences, grâce à une production tant visuelle que tactile. Dans cet éloge de matière, la figure humaine n’est pas exclue, mais apparaît sous une forme différée, par des silhouettes découpées, des ombres projetées. Dans « Vox Incognita », corps et matières sont intimement mêlés grâce à la silhouette. On voit dès lors apparaître des silhouettes de fer rouillé oxydé, aux reflets bleutés et orangés, pétris de moisissures diverses. C’est la matière elle-même qui constitue les corps. Ces silhouettes engendrent une perception horizontale du corps humain qui est replacé dans la matière vivante, organique et minérale, celle d’un monde d’où il est issu.

Explorant sans cesse le visible, Henry Avignon expérimente pour la première fois l’imagerie lenticulaire 3 D dans une œuvre intitulée « Les femmes d’Avignon ». L’utilisation de cette technique correspond à sa recherche sur l’énergie et le mouvement, mais aussi à l’exploration des mutations de la figure humaine aux prises avec la matière. Cette œuvre exprime une critique des formes par un dialogue avec la production de Picasso. Le titre renvoie d’ailleurs tant aux « femmes de l’artiste », Henry Avignon, qu’aux « Demoiselles d’Avignon » devenues femmes. Les conventions photographiques de représentation du corps sont dépassées par l’effet de profondeur et la déconstruction formelle permise par la technique de l’imagerie lenticulaire 3 D. L’artiste a divisé cinq prises de vues d’une femme en dix-huit couches, ce qui génère différentes profondeurs de champs et points de vues et, consécutivement, métamorphose le corps féminin. Tout en radicalisant la démarche de Picasso, Henry Avignon invite le spectateur à une prise de conscience de l’acte perceptif et de sa position dans l’espace. Grâce au mouvement du spectateur, l’œuvre se découvre progressivement, les corps se dénudent avec sensualité. L’œuvre formule le passage de l’optique à l’haptique et en cela transforme la perception en un phénomène sensible global.

 

Véronique Perriol, Paris, 30 mars 2011

 

001_dsc_0586

man_in_the_anthropocene

pain_of_love_in_time

from_amerikan_skumbag_s_

 

Posté par arcima à 17:06 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]